L’Expressionnisme

la nuit etoilee vincent van-gogh Terme apparu en Allemagne au début du XXème siècle en réaction à l’Impressionnisme, l’Expressionnisme en peinture se caractérise par des couleurs fortes et contrastées, des lignes aigues et tranchantes.

Avec l’avènement de la photographie, les artistes expressionnistes, à l’instar des fauvistes et des cubistes, ne se contentent plus de reproduire le visible, mais, comme le dit Gérard Vincent, de rendre visible. Ils déforment la réalité pour susciter chez le spectateur une émotion intense.

Considéré parfois comme angoissant et pessimiste, l’Expressionnisme a été un art controversé. Tel que l’explique E.H. Gombrich, ce qui a heurté le public, ce n’est pas de trouver la nature déformée, mais plutôt de voir l’artiste s’écarter de la beauté.

L’histoire de l’Expressionnisme couvre une période comprise entre 1885 et 1935 environ, avec au début les précurseurs comme Vincent Van Gogh, James Ensor, Edvar Munch, Gauguin et Toulouse-Lautrec, tous antérieurs au mouvement.

Au début du XXème siècle, émergent deux groupes, Die Brücke (Le pont) fondé en 1905 à Dresde et dont le chef de file sera Ernst Ludwig Kirchner, et Der Blaue Reiter (Le cavalier bleu) fondé en 1912 près de Munich par Wassily Kandinsky et Franz Marc. Parmi Les artistes les plus marquants de l’Expressionnisme, on peut aussi citer Otto Dix, Emil Nolde, Oskar Kokoschka, August Macke, George Grosz, Egon Schiele, Max Beckmann, Erich Heckel et Otto Mueller.

Témoins de tensions sociales et des horreurs de la première guerre mondiale, ces artistes n’ont pas hésité, à travers leurs œuvres, à dénoncer la condition humaine de leur époque, la misère des rescapés de guerre et des familles meurtries.

Dès 1935, Hitler et les nazis combattront ce mouvement en le traitant d’art dégénéré. La plupart des artistes cités plus haut seront interdits et condamnés par le IIIe Reich. Plusieurs oeuvres furent confisquées, certaines détruites.

C’est bien à ce mouvement artistique que l’on peut associer l’oeuvre de Gérard Vincent. Dans son ouvrage « la Prunelle de Dürer », on retrouve aisément l’admiration de l’auteur pour les expressionnistes allemands de l’après première guerre mondiale.

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